Une Classe Sup’ qui ouvre le jeu… et une artiste pour la mener Marie POLET!
- 2 févr.
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Il y a des débuts d’aventure qui donnent tout de suite le ton : une exigence joyeuse, un goût du plateau, et ce sentiment qu’on va travailler “pour de vrai”, sans posture. C’est l’esprit de la Classe Sup’ Scène Nouvelle des Cours Jean Blondeau : une nouveauté conçue comme un parcours intensif, centré sur l’étude de scènes classiques et contemporaines, avec une démarche annoncée comme “résolument intensive” — loin d’une approche loisir.
Et pour porter cette première promo, il fallait une cheffe de troupe au sens noble du terme.
Marie Polet, une direction de jeu ancrée dans le plateau
La classe est placée sous la direction de Marie Polet, comédienne et metteuse en scène originaire du Nord, formée au Conservatoire d’art dramatique de Lille.
Ce qui frappe dans son parcours, c’est sa polyphonie :
les planches, d’abord — là où se fabrique la précision, l’écoute, le sens du rythme ;
la caméra ensuite — où tout se resserre, où un regard peut remplacer une phrase ;
et la voix, enfin — car elle pratique aussi la voix off et le doublage, avec cette exigence particulière du jeu “au micro”.
Côté écran, sa filmographie traverse des formats variés : on peut la retrouver notamment dans Germinal (série) ou encore dans des films comme Emmenez-moi, La Reine Sylvie et Le Voyageur de la Toussaint. Cette diversité nourrit une pédagogie très concrète : une direction d’acteur qui sait où placer l’attention, comment faire exister une intention, comment passer du “faire” au “vivre”.
Une classe resserrée, un cadre de travail exigeant
La Classe Sup’ Scène Nouvelle représente environ 100 heures de formation : 29 cours de 3h30 (soit 101h30). Le cœur du travail est mené par Marie, avec une équipe d’intervenants qui viennent compléter l’axe “scène / présence / précision” :
Emmanuel Leroy, pour l’impro : retrouver une écoute spontanée, faire vibrer un texte “comme s’il naissait maintenant”.
Bruno Buffoli, pour la technique : respiration, émotions, présence, et ce corps-instrument qu’on accorde et qu’on affûte.
Jean-Christophe Quenon, spécialiste des alexandrins (et professeur au Cours Florent), pour travailler la langue comme une partition : souffle, appuis, musicalité du vers.
Ce que cette première promo vient chercher
Cette classe s’adresse à celles et ceux qui ont envie d’un cadre haut niveau : du travail, des retours, de la rigueur, et une vraie montée en précision. Mais sans raideur : avec une direction artistique incarnée, menée par Marie, qui connaît le plateau de l’intérieur et sait accompagner une progression.
En bref : une classe pour grandir en jeu, en technique et en liberté — avec, au centre, une artiste qui met le travail au service du vivant.















































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